19 octobre 2006

Eskisehir la suite...!

Nous sommes donc arrivés entier à Eskisehir en début de soirée. Umut , le petit ami de Didem, nous accueille à bras ouverts mais tout de même moins que Didem, qui elle a droit à embrassades, baisers, etc. Si mignon !

Équipés comme pour une virée pour l’Everest (sac-à-dos proéminents etc.), on se fait un début de soirée thé et jeux de société. Et c’est sur une partie de JENGA (vous savez la tour branlante…) que Tolga et Mert nous rejoignent. Deux jeunes étudiants en publicité et communication, un peu fashion-victim sur les bords mais d’une gentillesse et surtout d’une hospitalité incomparable. C’est marrant, ils se posent pleins de questions sur le point de vue occidental au sujet des Turcs et de la Turquie… ! Ils paraissent étonnés de ne pas entendre autant de critiques  et de préjugés dans nos propos. Un petit coup chez Mert… où les échanges de musique turques/françaises fusent. Puis nous partons au lit chez Tolga et ses trois coloc’ après un bon repas de Ramadan (car ils le font) : pide au fromage, sauce tomate légèrement piquante…

6 octobre

Sommeil bien mérité, nous avons fait le plein d’énergie. Après avoir déjeuner copieusement (et traditionnellement : un délicieux sucré/salé de fromage, nids d’abeilles, légumes, œufs etc.) nous voilà partis pour l’université de Didem et de nos hôtes : Anadolu Universitesi. 36000 étudiants s’y côtoient quotidiennement. Accompagnés de Mert et sa copine, un tour de visite s’impose. Un lac (et certainement pleins d’autres) et un magnifique petit jardin, à la japonaise, arborent l’un des multiples parcs. Décor de Kill-Bill quand la Mariée tue son ultime adversaire sous les blancs cerisiers et sous le regard ébahi des poissons à gros yeux.

Fleurs et ronces font bon ménage, jachères et greens aussi… réels étudiants et touristes également !

18h00 :

Fin de journée classique, on se dirige vers un resto trad où tout est cuit à même dans la terre glaise. Et là surviennent, quasiment coup sur coup, deux déesses (n’ayons pas peur d’exagérer les choses, de toutes façons y’a personne qui pourra prouver le contraire…). Donc Elif, qui s’attable avec nous et qui s’apprête à aller à son premier cours de tango avec son t-shirt blanc moulant qu’elle vient de maculer de cette délicieuse sauce tomate sus-nommée…

Fatoş (en fait c’est Fatima mais elle préfère Fatoş –prononcer « fatoche ») avec qui je me suis bien entendu…On est sensé se retrouver aux alentours du 25 J.

Un peu plus tard, direction le Kuaför (en turc !) afin de mettre toutes les chances de notre côté…On galère un peu, enfin surtout Ben qui voulait simplement -dixit- « une tonte à 5 », et à qui le kuaför tenait absolument à démontrer son savoir-faire, son art comme il disait, du faire-savoir en somme… !20 minutes qu’il se galère avec ses petits ciseaux de tafiole pour qu’on lui fasse comprendre finalement que la tondeuse c’est ce que Ben voulait depuis le début…Il râle mais bon il a ses sous et nous on est beau comme des camions tout neufs, donc on est content… !

Cette journée s’achèvera dans un bar à concert, où le groupe se contentait de reprises, mais rondement menées avec quelques doses de houblon fermenté au fond de l’estomac…(cf photos du concert et des gens…).

Encore une douce nuit bercée par la digestion d’un Tantuni (kebab spécial secret défense !).

7 octobre

Réveil difficile :

Le rythme ramadanique est assez dur à supporter, d’autant plus quand on ne suit pas le régime qui va avec …

On retrouve Dido et Fatoş pour aller croquer un çiğbörek ( viande crue  à peine trempée dans l’huile, en beignet).

L’après-midi se déroule en promenade le long du canal et en thés agrémentés de cours Franco-turcs avec Fatoş (une des multiples techniques de drague que l’on met a l’épreuve ).(cf photos)

Et on l’achève sur un billard enflammé dans les Haller Gençlik Merkezi (= allée de la jeunesse).

Ah, j’allais oublier , hier soir en fait on a fini par se rendre avec Tolga, ses colocs et les potes de ses colocs a une « Playstation House »- salle de jeux uniquement « Play »- pour que je me prenne je ne sais combien de branlées à PES5( merci Aba et Coco pour les cours pourris que vous m’avez donnés ..)Ben s’en est mieux sorti, représentant la France.

Soir :

Et la tout s’enchaîne … !Si vous suivez bien, nous sommes samedi soir …la Saturday Night Fever !

Restaurant de poisson ( Bağlık restorantı) où on a eu le droit a de superbes anchois, puis direction un endroit appelé « Serdivan » mais qui n’a pas d’équivalent en France.A la fois salon de thé (donc tout sauf de l’alcool- et oui ça m’arrive de plus en plus fréquemment … !-), narguilés, musique folklo-trad des quatre coins de la Turquie en live, salle de danse …Superbe Ambiance.(photos dispo et vidéo à venir… !).

Didem m’explique que malgré cet aspect plutôt encré dans la tradition, c’est un lieu ou les gens se veulent allègrement anti-américains et anti-impérialiste, se voient comme des « vrais turcs » dans une idée plutôt socialo-communiste …

Ben s’y est fait un bon pote : La Boule ( de Fort Boyard), le serveur qui l’a prit pour un turc et qui depuis le kiffe( coup gratos, danse, photos …). C ‘est CHAUD !

Il fait trop chaud d’ailleurs, nous nous en allons vers le 222 ; il s’agit d’un complexe de « fun », dont une boîte de nuit…

10 YTL l’entrée !Trop cher !On discute entre nous. Un des types à l’entrée s’approche. Dido explique : « Pauvres petits Français, ici pour une nuit. blablabla… ». Bref on rentre gratos !! Musique à donf !Pépèt à décolletés à la pelle ! Mecs aux pupilles dilatées à en revendre…(même le patron d’ailleurs, pris en flag !)!

Mais bon, on s’en fout, on est entre nous et on s’amuse, c’est l’important !!(cf photos)

Et comme très souvent en fin de soirée : soupe de tripes d’agneau « pour décuver » qu’ils disent…! Je suis vraiment pas difficile mais c’est pas ma tasse de thé… !

Puis dodo chacun de son côté ; puis réveil ; puis manger pide ; puis route pour Ankara…

Hé hé ! En stop Messieurs-dames !!1h30 d’attente, de rigolades, de faux espoirs, de faux démarrages, de changements d place (parce que ce sera mieux… !), de foutage de gueule, de sourires niais et implorants puis Allelujah !!

Un turcophone pur et dur nous prend avec son tacot. Il n’aime pas le foot, mais le taekwendo : Ben est foutu, impossible d’aborder un sujet autre que le foot quand on ne parle pas anglais…! Donc, les seuls mots qu’il connaît en anglais sont « dou you spique innegliche ? »…! Voilà une superbe occasion de mettre en pratique nos trois heures hebdomadaires de turc ! Mais il réussit quand même à nous faire comprendre qu’il aimerait bien avoir une bouteille de vin bordelais et nous réussissons à lui expliquer

en 2, 3 mots notre vie et notre adresse.

Du 120km/h pendant 2h30, ça passe vite ;nous voilà déjà à Ankara !

On a faim, on mange, il est 21h00. Merde j’ai oublié mon texte, que je devais bosser, dans la voiture de cet a….. !!

Posté par buzz le vrai à 00:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Eskisehir la suite...!

Nouveau commentaire